| Le crédit d'impôt à la rénovation n'atteint pas son objectif |
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Le programme de crédit d'impôt du gouvernement du Québec pour la rénovation domiciliaire a été moins populaire que prévu. Lorsque le programme a été lancé, en janvier 2009, le gouvernement anticipait que 170 000 ménages québécois pourraient se prévaloir du crédit d'impôt. Selon des chiffres obtenus par TVA Nouvelles, en date du 30 juin dernier 120 827 ménages avaient fait une réclamation auprès de Revenu Québec. Le gouvernement a donc versé 170 millions de dollars sur une enveloppe budgétaire prévue de 250 millions $.
Plusieurs raisons expliquent le peu d'intérêt envers ce programme. Certains estiment que les critères d'admissibilités étaient trop complexes, que le seuil minimum fixé à 7 500 $ à mis à l'écart plusieurs ménages qui souhaitaient entreprendre des rénovations à moindre coût.
« Pour qu'un crédit d'impôt, qui vise à faire rouler l'économie comme celui-là soit utile, il faut que les critères d'admissibilités soient intéressants pour la population. Dans des cas passés, il y a eu des crédits d'impôt qui étaient beaucoup plus larges dans leurs critères », souligne Jean-Martin Aussant porte-parole du PQ, développement économique.
Les données obtenues par TVA Nouvelles n’étonnent pas le PDG de l’Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction (AQMAT). «Il y a eu des lacunes de communication au début. C’est seulement à la fin de l’été 2009 que les gens ont compris le programme et commencé à l’utiliser», a exprimé Richard Darveau, déplorant que Québec n’ait pas prolongé le crédit à la rénovation jusqu’à cet été.
L’AQMAT croit également que le programme québécois aurait eu plus de succès s’il avait été harmonisé à son vis-à-vis fédéral. «Au Québec, on devait embaucher des professionnels pour réaliser les travaux. C’est bien parce que ça a permis de lutter contre le travail au noir mais on a manqué d’ouvriers et de plombiers», a illustré Richard Darveau.
L’APCHQ croit également que le crédit d’impôt du gouvernement québécois aurait eu plus de succès s’il avait été moins contraignant. «Les gens auraient dépensé davantage s’il y avait eu moins de limites», a commenté Jean-Paul Filion, directeur principal Développement des affaires et Relations gouvernementales à l’APCHQ.
Le marché de la rénovation domiciliaire représente 10 milliards de dollars au Québec. |
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